31 juillet 2017

Témoignages

Association Sur un Fil, témoignages d’enseignants

 

O Peyrin, CPE à la Citadelle

« Pour l’internat du collège, ce dispositif apporte à nos élèves un environnement éducatif favorisant l’émergence et la consolidation de leurs potentialités, mais aussi, une ouverture culturelle de qualité ainsi qu’un accompagnement pédagogique renforcé et personnalisé. Par ailleurs, il contribue à développer l’autonomie et la responsabilisation de chaque élève volontaire. Les techniques théâtrales par leur pratique visent à rendre l’élève plus à l’aise avec son corps mais également avec le maniement de la langue ; la participation à l’atelier contribue ainsi pour les élèves internes à leur épanouissement personnel avec leur groupe de pair.

Pour conclure, ces facteurs participent à la réussite globale de l’élève dans un internat qui se veut inclusif et bienveillant, afin que chacun trouve sa place. On ne peut que souhaiter la reconduction d’un tel engagement pour nos élèves, et reconstruire un projet avec cet atelier qui donne une valeur ajoutée à notre internat. »

Les internes du CLAS, la CPE, mais aussi d’autres partenaires associatifs de Sur un fil (CSF, l’Ehpad Goxa Leku) ont pris la parole lors de la projection du film A voix haute.


H. Salze, professeur principal de SEGPA

«Ce dispositif qui comprend les ateliers et les nombreuses discussions avec l’intervenant me permet d’avoir un regard différent sur ces élèves, d’affiner l’évaluation de chacun. Cela m’aide dans l’identification des besoins éducatifs et les régulations à apporter à chacun. Dans cette situation (je participe également aux jeux théâtraux et au projet de représentation), ils me voient différemment. Comme eux,  je tâtonne, j’écoute, je demande conseil à l’intervenant. Nous sommes dans une réelle situation de partage et d’émulation. (…) Il complète le travail que je mène au quotidien en classe et donne des outils « autres » pour le travail que nous menons au sein du collège et avec les familles des élèves. J’espère le poursuivre l’année prochaine. »

 


Maison de l’enfance Marancy

Témoignage d’un jeune

« Le CLAS est un lieu pour s’amuser, pour faire des activités et pour apprendre. C’est aussi un endroit pour se connaître les uns les autres. J’ai appris à écouter, à être ami, à parler, à vivre ensemble… »

Les familles de Marancy

« L’atelier créatif très apprécié car c’est un moment d’échange – privilégié, constructif – en dehors de la maison où on retrouve d’autres parents. Cela permet un enrichissement familial , de développer la créativité, l’imagination et la motricité , de créer un objet avec son enfant entouré par d’autres copains. »



Le CLAS à travers le regard d’une bénévole, en Dordogne.

Le CLAS, à travers le regard d’un bénévole…

Rencontre avec Joël Colineaux, retraité éducateur spécialisé, habitant de Marsac sur l’Isle depuis 37 ans, et bénévole au CLAS depuis 2 ans au centre social le Forum@.

 « Le CLAS, comme son nom l’indique est un Contrat Local d’Accompagnement à la Scolarité, lié à un financement de la CAF. Ce dispositif permet de mêler aide aux devoirs, et apports culturels. Le projet de ne faire que de l’aide aux devoirs, et donc de se substituer aux parents ou aux professeurs, ne peut pas fonctionner.  Le CLAS permet de réunir enfants, parents et profs.

Les moments d’activités culturelles représentent un moyen de découvrir les enfants plus facilement, sous un autre angle. Ils permettent de connaitre leurs goûts, leurs motivations et leur méthode d’apprentissage. Mieux les connaître permet d’appréhender d’une autre manière d’aborder les devoirs avec eux !

Cependant, le manque de financement pour créer des projets pendant le CLAS, est un problème. Le financement de la CAF couvre le « dispositif » et laisse peu de budget pour des activités malheureusement.

Au Forum@, l’aide aux devoirs existait déjà, suite à des demandes des jeunes qui s’ennuyaient après les cours, et des parents.

Le CLAS lui, qui a pris le relais, a lieu tous les soirs sauf le mercredi, de 16h30 à 18h.

Le vendredi,  le temps est utilisé pour les activités culturelles et manuelles. Environ 20 et 25 enfants y participent ici. 5 bénévoles et 2 animateurs permanents s’occupent de ces moments.

Nous avons eu l’idée de partir sur un théâtre de marionnettes aux côtés des enfants. En effet,  les marionnettes sont un très bon support pour apprendre et développer de nombreuses capacités. Tout d’abord parce que nous ne sommes partis de rien ! Nous avons tout créé de toutes pièces, avec les enfants : le castelet, les marionnettes, les histoires à raconter, le jeux de marionnettes. Puis la préparation et la création d’un spectacle.  

Ces temps autour d’ateliers culturels permettent d’aborder des choses différentes avec les enfants, et de les voir fonctionner autrement qu’autour du travail et des devoirs. Ils permettent aussi aux enfants de s’épanouir en faisant des activités manuelles, ou toute leur énergie, souvent débordante, peut être mise à contribution !

Le but pour les enfants est aussi d’appliquer les savoirs acquis à l’école dans les activités culturelles, afin de pouvoir leur montrer que leurs connaissances vont être utiles pour leur vie réelle future.

Il est cependant compliqué d’impliquer les familles, n’ayant pas de temps en commun avec les enfants et leurs parents. Mais le rôle des familles reste important pour faire relais : il faut que les parents puissent trouver dans le CLAS, un soutien, une aide pour leurs enfants, dans l’apprentissage de la vie et de l’école.

Autres difficultés : le lien entre le CLAS et les enseignants, les locaux pas forcément  adaptés et un manque de temps crucial pour monter et imaginer les projets aux côtés des enfants et des familles.

Ayant eu moi-même un parcours assez compliqué à l’école, je peux me mettre à la place des enfants qui ont des problèmes dans leur parcours scolaires. Le but pour moi n’est pas de leur faire apprendre à tout prix, mais de trouver des biais, des axes pour aborder les choses de manière plus douce, plus pédagogue. Les enfants sont tellement motivés lorsqu’ils parlent ou font des choses qu’ils aiment. Mon rôle est d’être une aide à la compréhension des enfants, mais aussi de permettre aux enfants d’être acteurs de leurs envies et de pouvoir le leur prouver.

Pour moi il est évident de donner de son temps lorsqu’on est à la retraite, et je ne me voyais pas ne pas le faire. Je suis donc allé de mon plein gré, lors de la fête des quartiers, proposer de mon temps, pour les enfants, dans ce que l’on appelait encore simplement « l’aide aux devoirs ». Être bénévole était une des seules choses qui me tenait vraiment à cœur, je me consacre entièrement à eux tous les soirs, et c’est avec un immense plaisir. »


 

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